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Bombinatoridae > Bombina

Sonneur à ventre jaune Bombina variegata (Linnaeus, 1758)

Synonyme(s) :

Rana variegata Linnaeus, 1758

Synthèse


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Statuts

PNPNZnieff LC (E) VU (F) VU (R)


Le Sonneur à ventre jaune est un espèce assez rare dans le département et en déclin. Typique de petits milieux humides en tête de bassin (mouillères, ornières, suintements), il a beaucoup subit les modifications des pratiques agricoles comme le drainage et la disparitions des prairies.


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Répartition en France métropolitaine - logo INPN

Répartition communale - Sonneur à ventre jaune dans l'Indre Données saisies au 20/08/2018


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Choix de la carte



Légende


Observation en 2018
Dernière observation après 2010
Dernière observation entre 2000 et 2009
Dernière observation entre 1990 et 1999
Dernière observation entre 1980 et 1989
Dernière observation avant 1980

Cartographie - Sonneur à ventre jaune (uniquement pour les observations à diffusion localisée)


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Répartition des données par secteur biogéographique


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Nombre d'observations par secteur

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Phénologie par secteur (cliquer sur une zone de la carte)

Statuts - Sonneur à ventre jaune


Sonneur à ventre jaune - Nombre d'observations par décade Données saisies au 20/08/2018 (Observé vivant)


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Liste des observateurs

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Informations diverses


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Observation "la plus importante en nombre"

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Dates extrêmes

-

Etat biologique

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Prospection

Photos de Bombina variegata


Répartition

Le Sonneur est répartit sur la frange sud-est du département. On distingue plusieurs "noyaux" de population. 

Les quatre principaux noyaux de populations sont localisés dans l’amont du bassin versant de l'Anglin, sur une petite partie de la vallée de la Creuse et en amont de l'Indre où existent d’importantes populations en milieu bocager. Un cinquième noyau existe, isolé dans la forêt de Bommiers, avec un contexte particulier en milieu forestier.

Biologie - écologie

Actif plutôt en fin de printemps et globalement tout l’été et en automne, les chants sont en général émis en soirée mais parfois également en journée, en bordure de petites pièces d’eau qu’il apprécie particulièrement. C’est un chant doux et sourd, plaintif et de faible intensité. A faible distance, il donne l’impression d’un chant lointain.

Les pontes fractionnées sont constituées d’oeufs en général isolés ou regroupés en petits amas de 2 à 40 œufs selon Muratet (2008). En tout, les femelles pondent environ une centaine d’œufs par an selon Miaud et Muratet (2004). Ils sont souvent fixés à un support végétal ou au fond de la pièce d’eau. Les œufs font de 1,5 à 2 mm de diamètre dans une gangue de 5 à 8 mm (Muratet 2008).

Si pour la plupart des amphibiens il est aisé de définir l’habitat aquatique par le terme généraliste « mare », il serait imprécis de le faire pour le Sonneur à ventre jaune. En effet, celui-ci utilise des habitats aquatiques aux caractéristiques très particulières et en même temps très variées qui nous amène ici à proposer d’utiliser l’expression de « point d’eau ». Par cette expression, nous caractérisons autant l’ornière, la vasque et la flaque d’eau, le fossé et la mare, la zone de source, le petit ruisseau, etc. C'est-à-dire tout type de milieu offrant un volume en eau stagnante à peu courante susceptible d’être utilisé par le Sonneur à ventre jaune pour la reproduction, l’alimentation, le développement des jeunes, voire l’hivernage.

Dans l'Indre on peut établir quatre types de systèmes favorables au Sonneur à ventre jaune :

· Le système des sources et prairies : à l’inverse de la tendance nationale, c’est l’habitat principal dans notre région. Principalement dans les zones bocagères, il s’agit en général de fossés, zones de suintement et de sources, voire des mares, petites pièces d’eau et des secteurs piétinés par la grande faune ou les animaux domestiques.

· Le système forestier : l’espèce y recherche des ornières, fossés et mares et petites pièces d’eau. Dans la plupart des cas, les zones sont liées à un milieu plus ouvert et plus exposé au soleil que le reste.

· Le système des rivières : assez rare mais suffisamment particulier pour le mentionner, ce système est observable dans le sud de la région. Le Sonneur à ventre jaune y utilise les vasques qui sont mises en eau lors des crues ou fortes pluies, voire le lit des rivières en période d’étiage lorsque l’eau est très peu courante et que le lit du torrent forme des points d’eau.

· Les milieux annexes : en général des secteurs très anthropisés ou fortement liés aux activités de l’homme, comme les carrières, les réservoirs, les jardins, les zones de chantiers, etc.

Détermination

Le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata L.), est un anoure de petite taille mesurant entre 30-59 mm (de longueur museau - cloaque) pour une masse corporelle des adultes variant entre 2,5 et 15 g (Abbühl et Durrer 1993, Gollmann et Gollmann 2002, in Pichenot 2008).

Il est aisément reconnaissable à ses motifs ventraux qui s’étendent jusqu’aux extrémités. Ces taches ventrales sont généralement noires sur fond jaune (à orangé).

Dans la nature, ces couleurs vives dites aposématiques ont un but précis : informer les prédateurs de la toxicité de celui qui les arbore.

La peau de son dos, mais également le dessus de ses membres et extrémités, sont verruqueux. Ces petites verrues cutanées sont souvent rehaussées de petites épines noires cornées parfois appelées spinulosités. L’ensemble constitue un excellent camouflage qui lui permet de se confondre avec son environnement.

Ses yeux sont nettement positionnés sur le haut de la tête, favorisant des habitudes aquatiques. Sa pupille triangulaire ou arrondie, souvent proche d’une forme de cœur, est aussi un caractère d’identification aisé à reconnaître. L’iris est jaune d’or, plus ou moins moucheté de noir.